mercredi 18 décembre 2019

S’il vous plaît, arrêtez de le frapper.


« Sale P*** ! »
Fut l’interjection finale d’une adoptante à mon égard.
Je suis, parfois, témoin de scènes d’adoptants battant leur chien sans jamais intervenir. Mais cela me pèse sur le cœur. Alors cette fois, j’ai demandé à la jeune femme pourquoi elle avait frappé son chien avec la trique qu’elle tenait en main (courte, rêche qui doit lui faire bien mal au flanc). Sa réponse sur un ton plus qu’agressif fut « De quoi vous mêlez-vous ? ». Éduquer son chien sans le frapper, par exemple ! « Je fais ce que je veux…. Allez-vous en où ça va mal finir. » etc.
Je suis repartie avec cette violence.
Pourquoi ces personnes battent-elles leur chien ? Rien n’est évident. Tire-t-il trop ? Pourtant la laisse est déjà archi-courte. Une autre femme a simplement dit « Il m’énerve ». Mais qu’avait-il fait ? Je n’avais pas vu de comportement bizarre et même son chien l’a regardée d’un air interloqué : « Qu’ai-je fait pour que tu me battes ? »

Il est quasiment impossible de faire entendre à ces adoptants qu’éduquer ne passe pas par la violence. Il est « normal » de frapper son chien. Comme il est « normal » pour certaines personnes de frapper son conjoint ou ses enfants, avec les dégâts que l’on connaît.

Un chien n’est pas un souffre-douleur.
Un chien n’est pas un esclave.
Un chien n’est pas un défouloir émotionnel.

Le chien est l’animal le mieux disposé envers l’homme, le plus serviable, le plus compréhensif. Il est l’animal qui nous renvoie le plus d’émotions de façon évidente et donc, avec lequel il est si facile d’avoir des échanges.
Le frapper le perturbe. Il ne comprend pas ces variations émotionnelles : je t’aime et pourtant je te frappe.
La plupart des adoptants frappeurs se défoulent sur leur chien. Ils passent leur mal-être, leur violence intérieure, leurs insatisfactions.  

Éduquer un chien passe par des explications, parfois par des ordres et des récompenses, mais jamais par des frappes. Seules les explications fonctionnent : Pour exemple : « Quand tu tires sur la laisse dans la rue, je suis inquiète car tu peux m’emmener sur la chaussée où roulent les voitures. Je te demande d’être calme dans la rue.»

Expliquez, prévenez sont les maîtres mots de l’éducation d’un animal de compagnie. Et pitié, cessez de le battre.

vendredi 26 juillet 2019

Vacances et fugues


Rappel nouveau site web : https://communicationanimaliere.com/
Les vacances sont un moment compliqué pour le Chat. Pour éviter les fugues et les vacances fichues, quelques règles élémentaires sont à suivre. Un chat averti acceptera et supportera mieux les vacances, qu’il les passe seul à la maison ou en voyage avec vous. En respectant quelques points essentiels, vous passerez des vacances sereines, ensemble ou séparément.
 Vous décidez de partir sans Kitty ?
Prévenez-le ! : Dates de départ et de retour pour vous et, pour lui, le visiteur à domicile ou la colonie de vacances. Expliquez vos choix et tentez de repérer son assentiment ou son refus. L’idéal étant de le prévenir le plus en avance possible pour lui laisser le temps de l’acceptation et de la réflexion. Et si possible, de lui demander son avis (lors d’une communication).
Prévenu et rassuré du déroulement et de la durée de votre absence, Kitty vivra sereinement cette période, sans tenter de fuir cet intrus qui est venu vivre chez vous, ou cet inconnu qui lui veut « du bien ». D’expérience, certains chats fuguent par refus de ces inconnus qui occupent leur territoire et qui remplacent leur adoptant adoré !
Vous décidez de le placer ? Emmenez-le une fois dans sa colonie de vacances pour constater sa réaction. Là encore, prévenez et décrivez le lieu d’accueil et la personne d’accueil. Sinon, il peut choisir d’en fuguer.

Vous emmenez Kitty ?
Prévenez-le :  Dates de départ et de retour ; destination, mode de transport et tout ce qui peut vous apparaître important. Les chats n’aiment pas être enfermés dans des « choses qui bougent en faisant du bruit ».
La veille du départ, apaisez Kitty en mettant dans sa gamelle d’eau un granule de Gelsemium 4ch ou l’élixir floral qui lui correspond. Prévoyez collier et médaille comportant vos coordonnées.
D’expérience, les chats s’échappent sur les aires de repos !
Le jour J, lors du voyage, mettez-lui un harnais avec une longe. Si vous voyagez en voiture, la longe doit être attachée solidement dans la voiture. Ainsi si vous ouvrez son panier de transport lors d’une pause, Kitty ne s’échappera pas loin. Et une longe vous donnera une indication de sa cachette.

A l’arrivée,
Prenez le temps de le rassurer, fournissez eau, alimentation et litière. Laissez-le récupérer tranquillement dans une pièce au calme. Si vous ouvrez la fenêtre, gardez les volets fermés.
En le sortant la première fois, mettez-lui le harnais et la longe, décrivez-lui son nouveau territoire et ses limites qu’il ne doit pas franchir. Restez auprès de lui le temps nécessaire à ce premier repérage : pas de précipitation ! Un chat repère méthodiquement les odeurs et les sons. Répétez l’opération si nécessaire avant lui donner son autonomie. 

Suivre ces quelques conseils de base vous permettra de profiter de vos vacances, plutôt que les transformer en « Quête du chat. » Car un chat qui s’échappe dans un lieu inconnu ne reviendra pas de sitôt !